Vaccination en pharmacie: une proposition qui ne fait pas l’unanimité

vaccination en pharmacie
Standard

Avant de donner de quelconques détails sur la vaccination en pharmacie, il convient de bien préciser les prérogatives dont disposent les pharmaciens à ce jour.

Aujourd’hui, le pharmacien est habilité à intervenir dans plusieurs domaines :

  • La vente de médicaments

Concernant ce point, il convient de préciser qu’un médicament est défini par l’article L.5111-1  du code de la santé publique (CSP) comme étant une « substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que […] pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. »

  • La vente des « autres produits de santé »

Ces produits de santé à usage humain comprennent : les dispositifs médicaux, les produits sanguins labiles, etc.

Pour information, la liste de complète des produits de santé est définie par l’article. L.5311-1  du code de la santé publique.

Le statut de ces produits est très réglementé.

D’ailleurs, ils sont placés en France sous le contrôle de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

  • L’éducation thérapeutique

Celle-ci vise à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique.

  • Des tests de dépistages

Depuis juin 2013, les pharmaciens d’officine sont autorisés à réaliser, dans un espace de confidentialité, trois tests de dépistage (arrêté du 11 juin 2013 ) : les tests capillaires d’évaluation de la glycémie, les tests oro-pharyngé d’orientation diagnostique des angines à streptocoque du groupe A, et enfin, les tests test naso-pharyngé d’orientation diagnostique de la grippe.

Après, en plus des missions définies ci-dessus, il serait donc question de donner aux pharmaciens la prérogative de vacciner les patients. Or, cela est loin de faire l’unanimité dans le milieu médical.

  • Pourquoi vacciner en pharmacie ?

Cette initiative proposée par la ministre de la Santé est proposée dans la mesure où force est de constater que de moins en moins de gens se vaccinent.

Or, si la couverture vaccinale est bonne pour les nourrissons et les jeunes enfants, la situation n’est pas la même pour les rappels.

  • Une mesure contestée

Bien que l’intention soit louable, la mesure provoque la colère des médecins généralistes, et ce, pour plusieurs raisons.

Premièrement, tous les phamaciens « ne savent pas forcément vacciner » même si c’est un geste qui s’apprend facilement. Ensuite, la vaccination va au-delà du geste physique, puisqu’il s’agit d’amorcer une discussion avec le patient sur les indications et contre indications d’un vaccin. Enfin, le pharmacien n’a pas accès au dossier médical des patients..

Bien que cette pratique est déjà de vigueur dans certains pays (Etats-Unis, Portugal, Suisse), qu’en sera-t-il de la France ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>